BIENVENUE



Bien sùr ma rose à moi,
un passant ordinaire croirai
qu'elle vous ressemble.
Mais à elle seule elle est
plus importante que vous
toutes, puisque je l'ai
arrosée. Puisque c'est elle
que j'ai mise sous son globe.
Puisque c'est elle que j'ai
abritée par un paravent.
Puisque c'est elle que j'ai
écoutée se plaindre ou se
vanter ou même quelquefois
se taire.
Puisque c'est ma rose.
Le petit Prince -St Ex.






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DESERRANCE



  TU MARCHES, TU MARCHES,
  MAIS SAIS-TU Où TU VAS ?


"le petit prince " guillaubey
   
"Il était une fois un petit Prince qui vivait sur une planète
et qui avait besoin d'un ami."

"Little Prince", c'est ainsi que me surnommait le Père Bernard,
que j'avais rencontré au cours d'une de mes promenades sans but,
à la recherche d'une âme amie.
Il ne m'a pas dessiné de mouton, mais il m'a parlé,
il est devenu mon ami, puis il est parti,
et j'ai cherché ma planète,
je l'ai enfin trouvée,
c'est ici.
lise
 

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POÉSIE

Mercredi 4 janvier 2006

DE ROSE VEINÉ

Ô toi qui fus mon cristal pur
Mon seringat, mon amandier
De ma vie, jamais je le jure
Je n'avais tant et tant aimé
Ô toi qui font mon écorchure
Dans le creux du tilleul cachée
J'ai tant pleuré ma solitude
Que le soleil n'osait briller
Ô toi qui fut ma déchirure
Ma blessure vite entrebaillée
J'ai dans mes yeux ta chevelure
Que j'enroule autour de l'oreiller
Ô toi ma beauté, ma déesse
Que mon coeur a statufié
Ne refuse plus mes caresses
Car c'est en marbre que je t'aime
Celui qui est de rose veiné


Michèle Bernard Villedieu
"De vagues en larmes"




Par Lise Benoit
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Mercredi 18 janvier 2006



 EXTRAIT DU SEPTIEME DISCOURS
                                                       De la Vraie Vertu

Les reins ceints d'un cordon, l'oeil armé d'impudence,
Un ermite à sandale, engraissé d'ignorance,
Parlant du nez à Dieu, chante au dos d'un lutrin
Cent cantiques hébreux mis en mauvais latin.
Le ciel puisse bénir sa piété profonde!
Mais quel en est le fruit ? quel bien fait-il au monde ?
Malgré la sainteté de son auguste emploi,
C'est n'être bon à rien de n'être bon qu'à soi.

Voltaire

Nous avons loué pendant plusieurs années une ferme dans le Bugey. Nous nous étions liés d'amitié avec Jean Barbier, notre propriétaire, paysan, forestier et un peu brocanteur (plutôt videur de grenier)
Un jour il nous a donné un livre relié des
Discours et Poésies de Voltaire, édité en 1823.

Livre de sagesse, dont j'ai extrait le poème précédent
Par Lise Benoit
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Mercredi 5 avril 2006


Lourd le pas
même si la parole est légère

évidée la mémoire
des aubes souveraines
du temps
des soifs assouvies

il faut dire
et sourire
 pour qu'advienne
l'effraction des futurs

il faut muer
à l'étroit de nos pas
à l'envers des candeurs
et se défaire
toujours

mais quels yeux
pour saisir les regards
quelle ouie
pour capter les murmures

Jackie Plaetevoet
Editions SANG D'ENCRE
Par Lisette
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Dimanche 25 juin 2006





Mignonne, allons voir si la rose
Qui ce matin avait desclose
Sa robe de pourpre au soleil,
A point perdu cette vesprée
Les plis de sa robe pourprée
Et son teint au vostre pareil

Las! voyez comme en peu d'espace,
Mignonne, elle a dessus la place

Las! las! ses beautez laissé cheoir !
O vraiment marastre nature
Puisqu'une telle fleur ne dure
Que du matin jusques au soir !
Donc, si vous me croyez, mignonne,
Tandis que vostre âge fleuronne
en sa plus verte nouveauté
cueillez, cueillez vostre jeunesse :
comme à ceste fleur la vieillesse
fera ternir vostre beauté


                                                       cette rose a été baptisée : "Pierre de Ronsard


Par Lisette
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Samedi 12 août 2006


de jour en jour le temps passe
lui
indifférent à l’homme
qui court
qui se précipite
qui s’émeut au moindre coup
comme une feuille à l’automne
frémit à chaque bourrasque

Lise Benoit



Par Lisette
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