BIENVENUE



Bien sùr ma rose à moi,
un passant ordinaire croirai
qu'elle vous ressemble.
Mais à elle seule elle est
plus importante que vous
toutes, puisque je l'ai
arrosée. Puisque c'est elle
que j'ai mise sous son globe.
Puisque c'est elle que j'ai
abritée par un paravent.
Puisque c'est elle que j'ai
écoutée se plaindre ou se
vanter ou même quelquefois
se taire.
Puisque c'est ma rose.
Le petit Prince -St Ex.






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DESERRANCE



  TU MARCHES, TU MARCHES,
  MAIS SAIS-TU Où TU VAS ?


"le petit prince " guillaubey
   
"Il était une fois un petit Prince qui vivait sur une planète
et qui avait besoin d'un ami."

"Little Prince", c'est ainsi que me surnommait le Père Bernard,
que j'avais rencontré au cours d'une de mes promenades sans but,
à la recherche d'une âme amie.
Il ne m'a pas dessiné de mouton, mais il m'a parlé,
il est devenu mon ami, puis il est parti,
et j'ai cherché ma planète,
je l'ai enfin trouvée,
c'est ici.
lise
 

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RECITS

Jeudi 1 septembre 2005

Ô prit la corde et marcha dans la rue et marcha dans la campagne jusqu'à un arbre c'était un noyer qui avait plusieurs siècles.
Ô prit la corde et l'accrocha à une grosse branche Ô prit la chaise (car il avait apporté une chaise) Ô monta sur la chaise glissa la tête dans la boucle de la corde et sauta. Il fit un saut immense, il sauta le purgatoire et arriva au paradis. Il y est encore.

Ô ouvrit la fenêtre Ô monta sur le rebord. Ô vit le vide il eût une sensation de plaisir de bien-être. Ô sauta dans le vide. Il avait vaincu le temps. Il avait vaincu les hommes. Il sauta dans l'univers tomba tomba et tombe encore.
Ô ouvrit la fenêtrer Ô monta sur le rebord Ô vit le vide il eut une sensation de plaisir de bienêtre. Ô sauta dans le vide. Un homme passa par là.....
Ö ouvrit la fenêtre Ô monta sur le rebord Ô vit le vide il eut une sensation vde plaisir de bien être. Ô sauta. Le concierge qui balayait reçut Ô sur la tête et mourut.

 
Par Lise Benoit
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Jeudi 1 septembre 2005


Il ne vous regardait jamais vraiment, mais toujours suffisamment pour ne pas vous oublier. Ses paupières étaient lourdes et donnaient au regard une profondeur, quelquechose d'intense.....le poids des jours sans doute, qu'il avait peine maintenant à porter.
Ses yeux étaient gris-bleu, comme le ciel en hiver. Il vous souriait, mais sa bouche restait figée.
Je l'avais rencontré dans la rue, un jour où mon âme était en balade et comme ça, par curiosité, je l'avais suivi.
Son pas était lent, mesuré, sage, mais sa chevelure lui d
onnait un air bohème, de son long corps courbé émanait un magnétisme.
Il n'alla pas loin. Je le vis s'arrêter devant une petite porte à moitié rouillée, perdue dans un mur de pierres mangé par le lierre. Il était dense, rampant, dévastateur, il me semblait même le voir louvoyer  entre chaque pierre....tel un serpent. La vieille porte poussa un cri de douleur et elle soupira avant de se refermer sur moi.
La végétation était opaque et je sentis mon ventre se nouer, j'haletais.
De toutes parts, de nulle part, des chats accourraient, félins, doux, le jardin chantait, le jardin miaulait. Il me semblait le voir bouger, se frotter contre moi de contenntement.
De son manteau, il tira un paquet qu'il défit lentement, ses mains noueuses étaient malhabiles mais fébriles. La horde s'élança bruyamment s
ur le paquet enfin dénoué. Il les regarda un court instant, puis se dirigea lentement vers le  seuil de sa demeure, elle sermblait respirer du plus profond de ses entrailles, d'un souffle rauque, lointain.
Un claquement froid et je me retrouvais seule dans ce jardin abandonné à la végétation victorieuse et à une horde de chats affamés

                                                      

Par Lise Benoit
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Mercredi 9 novembre 2005


C'était vendredi soir, le 7, toute la famille avait rendez à l'Hôtel de Ville,

VERNISSAGE DE L'EXPOSITION JULIETTE BEAUDROIT

Hélas le temps n'était pas de la fête, il pleuvait,
mais beaucoup de persones étaient  venues
les fidèles de Juliette :
les amis, pas toujours ceux qu'on attendait...
des voisins aussi

Moi qui suis trop gourmande, j'ai apprécié  les discours, mais aussi les petits fours,
et puis Juliette avait réussi, malgré son bras cassé
à être élégante :
pantalon mauve, et large veste en velours brodé de la même couleur.
Je vais vous dire un secret, que tout le monde connait,
Juliette B s'est voué au mauve depuis sa jeunesse,
elle pense, mange, vit en mauve
et bizarrement !! moi aussi
parce que je l'aime beaucoup
lisette


Par Lise Benoit
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Jeudi 1 décembre 2005



Je ne vous ai pas raconté les mois qui ont précédés la mort de Désirée.

Ce n'est que maintenant que je reconstitue le scenario?

Tout d'abord Daisy est devenue plus affectueuse, elle ne pouvait plus se passer de nous, elle me cherchait partout, s'installait sur mes genoux quand je mangeais (ce qui est formellement interdit) ou quand je travaillais, de même
 avec Marcel.

Puis on a vu changer l'attitude de Petite Rose. Daisy la jalousait beaucoup, et en chatte dominante lui interdisait tout.
Petite Rose s'est mise à braver ces interdits, dès que l'ainée était installée sur des genoux, la petite, timidement, lentement, sûrement se glissait à côté d'elle, et l'autre qui des mois plutôt l'aurait rejetée en" crachant", la laissait faire, si bien que nous avions l'un ou l'autre un "entassement " de chattes dans les bras.
Parfois, c'était l'inverse, c'était Désirée qui s'installait à côté de la plus jeune.
Et là, il y avait une séance très émouvante de lavage de tête, par Rose, comme une maman avec son petit et l'autre se laissait faire avec délices en ronronnant.et même lui rendait parfois un petit coup de langue.

En fait, elles ont eu toutes deux l'intuition de la mort à venir, nous aussi d'ailleurs, mais nous mamifères supérieurs trouvons cela normal.

Voici la dernière photo prise des deux chattes, assez symbolique de la situation


Par Lise Benoit
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Samedi 14 janvier 2006
                                                               condor
Ma petite voisine, Anne (elle a onze ans) est venue me voir hier soir en rentrant de l'école, elle tenait à la main, très fière, une rédaction, son professeur avait mis une belle anotation et une bonne note :
"bon devoir, original et intéressant".


L'ENFANT QUI AIMAIT L'AIR ET LES OISEAUX

"Comme tous les jours, Sébastien après l'école, allait se promener dans les bois qui touchaient sa maison.
Il les connaissait par coeur les bois,sauf un endroit lugubre, où régnait le Démon des Ténèbres, roi de la pollution. Aucun oiseau ne vivait là, ils mouraient tous.
Quand il était petit, on lui avait dit : surtout ne va jamais là-bas, il te tuerait..
Mais, qui était "il"?

Sébastien connaissait tous les oiseaux, sauf  un. Il l'avait aperçu un jour tournant autour du trou d'enfer. Cet oiseau, c'était lui, le Démon des Ténèbres.
Il était noir, avec des ailes immenses et une dent grosse comme celle du cachalot.



Un jour le chef des oiseaux, dit à Sébastien  : "si tu veux sauver le monde des odeurs nauséabondes, il faut que tu deviennes un oiseau comme nous tous ; alors tu pourras aller au trou d'enfer pour tuer le Démon des Ténèbres."
S : mais que dira maman ?
O : Eh bien tu écriras une lettre pour lui expliquer que tu pars vaincre le Démon des Ténèbres.
S : d'accord.
O : Pour devenir oiseau tu dois seulement dire cette phrase : "Je suis né pour vaincre le Démon des Ténèbres et je le ferai."

Sébastien prononça la phrase et devint un magnifique condor.
Les jours passaient, Sébastien vivait parmi ses frères oiseaux. C'était lui qui tous les soirs rapportait la nourriture (marque d'amitié chez les oiseaux)

Un soir où tout le monde était au lieu de rendez-vous, le hibou dit :
"Nous n'attendions plus que toi pour vaincre le Démon des Ténèbres. À la tombée de la nuit, nous attaquerons".
Tout était calme, dans le ciel éclairé par mille étoiles,  volait un cortège vers  Trou d'Enfer.
Sébastien dit : "Silence, nous arrivons."
 Ils attaquèrent, le Démon des Ténèbres surpris dans son sommeil se défendit mal. A minuit, il était mort, on l'enterra.

Alors la pollution se retira, elle était vaincue, mais elle ne partit pas seule, elle était accompagnée de l'âme de Sébastien.
Car Sébastien était né pour combattre le Démon des Ténèbres, il l'avait vaincu, il pouvait mourir.
C'était l'air pur, sa mère qui l'avait envoyé. Il était mort sur la terre, mais pas dans le ciel.
Dans le ciel, il vivait au milieu des oiseaux, de millier d'oiseaux. Ils étaient heureux car ils savaient que leurs frères sur la terre étaient heureux comme eux.


(Anne vit à Lyon, où, pour les gens simples, tous les mots commençant par "a" sont mis au féminin : une avion, une argent, etc.. Anne aime beaucoup sa mère...)

Par Lise Benoit
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