BIENVENUE



Bien sùr ma rose à moi,
un passant ordinaire croirai
qu'elle vous ressemble.
Mais à elle seule elle est
plus importante que vous
toutes, puisque je l'ai
arrosée. Puisque c'est elle
que j'ai mise sous son globe.
Puisque c'est elle que j'ai
abritée par un paravent.
Puisque c'est elle que j'ai
écoutée se plaindre ou se
vanter ou même quelquefois
se taire.
Puisque c'est ma rose.
Le petit Prince -St Ex.






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DESERRANCE



  TU MARCHES, TU MARCHES,
  MAIS SAIS-TU Où TU VAS ?


"le petit prince " guillaubey
   
"Il était une fois un petit Prince qui vivait sur une planète
et qui avait besoin d'un ami."

"Little Prince", c'est ainsi que me surnommait le Père Bernard,
que j'avais rencontré au cours d'une de mes promenades sans but,
à la recherche d'une âme amie.
Il ne m'a pas dessiné de mouton, mais il m'a parlé,
il est devenu mon ami, puis il est parti,
et j'ai cherché ma planète,
je l'ai enfin trouvée,
c'est ici.
lise
 

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LIVRES

Samedi 21 janvier 2006


L'HOTEL EXISTENCE


Je n'étais qu'un petit garçon à cette époque, et la guerre était partout.......
Alors j'imagine un "Hotel Existence" , je le transforme aussitôt  en refuge pour enfants perdus. Je parle d'enfanrs européens bien sûr. Leurs pères avaient été tués au combat, leurs mères gisaient sous des ruines d'églises et d'immeubles écroulés, et eux, ils erraient au milieu des décombres de villes bombardées, au plus froid de l'hiver, ils cherchaient à manger parmi les détritus ou dans des forêts, des enfants seuls, des enfants par paires, des enfants en bandes de quatre, six ou dix, avec les pieds enveloppés de chiffons en guise de chaussures, des visages hâves éclaboussés de boue.
Ils vivaient dans un monde sans adultes et moi, personnage intrépide et plus ou moins altruiste, je m'étais sacré leur sauveur. Telle était ma mission, mon but dans la vie, et chaque jour jusqu'à la fin de la guerre je me faisais parachuter dans l'un ou l'autre coin de l'Europe pour secourir  des garçons et des filles affamés. Je franchissais des coteaux en flamme, je traversais à la nage des lacs en train d'exploser, je me frayais un chemin à la mitraillette dans des caves à vin humides et chaque fois que je découvrais un orphelin, je le prenais par la main pour l'amener à l'Hotel Existence. Peu importait dans quel pays je me trouvais....l'hotel n'était jamais loin, et je réussissais toujours à y amener le gosse avant la tombée du jour....Mon boulot était seulement de trouver des gosses et de les conduire là.
De toute façon les héros ne se reposent pas.

PAUL AUSTER
Brooklyn Follies (dernier roman-2005)-extrait
Acte Sud

J'aime beaucoup cet auteur américain. Mon livre préféré est la Trilogie New-Yorkaise.

Par Lise Benoit
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Mercredi 22 mars 2006


.......je vous invite à lire" Madame PROUST", (la mère, bien sût) par Evelyne Bloch-Dano.

On se doutait, en lisant Jean Santeuil, qu'ils étaient très proches, je dirais même fusionnels
Jeanne Proust a infantilisé trop longtemps Marcel , elle n'a vécu presque que pour lui, comme il arrive souvent avec les enfants de santé fragile. Même si l'on résiste, on devient leur proie, consentante, pourtant on essaie de s'en détache, mais la mère revient toujours vers l'enfant trop aimé, trop protégé, le fils ne peut vivre sans elle,pour leur bonheur et leur souffrance.


En lisant, "A La Recherche du Temps perdu", on fait la connaissance du père, de la mère, de la tante, de la grand-mère, mais jamais il n'est question du frère, Robert, médecin comme son père, plus jeune de quelques années, On peut penser qu'une jalousie inavouée, si fréquente dans une fraterie, a retenu Marcel.

Jeanne Proust nous est décrite par le menu, au travers du courrier qu'ils échangeaient journellement, parfois plusieurs fois par jour, de loin ou de près.
Elle fut sa gouvernante, sa secrétaire, sa collaboratrice, sa vestale en somme.
Elle a accepté son goût pour les garçons, difficilement en cette fin du 19ème sciècle si guindé, si "collet monté",sie "quand-dire-t-on", sans jamais le laisser entendre.

Un tel écrivain ne pouvait avoir qu'une mère exceptionnelle.

Par Lisette
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Mardi 15 août 2006



de GAIL TSUKIYAMA
Américaine, née de Mère chinoise et de Père japonais

Je viens de lire ce beau livre, qui malgré le difficile parcours de l'héroïne PEÎ, jeune chinoise vivant dans les années 20 dans une région rurale, est extrèmement prenant.
Les japonais sont omniprésents, la famine aussi. Peï part travailler dans une usine de filature de  soie. Ses gains sont envoyés à ses parents pour lutter contre la famine.
Elle devient "Femme de Soie".

Vêtues d'une tenue particulière, longue robe blanche, travaillant quinze heures par jour, nourrie frugalement, elles n'ont pas de repos. Mais de belles amitiés se créent, atteignant parfois la passion d'un amour véritable.
La jeune Peï brillante, spirituelle, trouve sa place dans la communauté. Elle décide avec son amie Lin, de prêter serment de célibat et d'entrer dans la Communauté de "la maison des soeurs".
Mais le Communisme chasse les japonais, et leur vie est bouleversée.....

Ce livre est un moment passionnant et inconnu d'une des multiples Histoires de la Chine.
Le style est simple, clair, sans effets, et c'est aussi une de ses qualités.

Je vous le conseille vivement.

Par Lisette
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Dimanche 12 novembre 2006

LE RIVAGE DES SYRTHES

Extrait :

"Toutes choses sont tuées deux fois : une fois dans la fonction et une fois dans le signe, une fois dans ce  à quoi elles servent et une fois dans ce qu'elles continuent à désirer à travers nous"
Par Lisette
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Vendredi 21 septembre 2007

« Le beau n’est que le commencement du terrible »
RILKE


L’adolescente est nue sur un podium. Le ventre lisse et l’ellipse sombre du nombril se trouvent à hauteur de notre regard. Elle a le visage incliné, les yeux baissés, une main devant le pubis, l’autre sur la hanche, les genoux rapprochés et légèrement fléchis. Elle est peinte en terre de Sienne naturelle et ocre. Des ombres de Sienne foncée soulignent les seins et épousent l’aîne et la fente. Nous ne devrions pas dire « fente » parce que nous parlons d’une œuvre d’art, mais à la voir aucun autre terme ne nous vient à l’esprit. C’est une infime ouverture verticale sans trace de duvet. Nous faisons le tour du podium et contemplons la silhouette de dos. Les fesses brunies reflètent des grappes de lumière. Si on recule, son anatomie semble plus innocente. De petites fleurs blanches lui tapissent les cheveux. Il y a d’autres fleurs à ses pieds, une flaque de lait. Même à cette distance, nous percevons toujours l’odeur si particulière qu’elle dégage, semblable à celle d’une forêt parfumée par la pluie.
Un panneau indique le titre « Défloration »…

Début du premier chapitre de CLARA ET LA PÉNOMBRE de José Carlos SOMOZA
Par lisette
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