A LA MAISON DE LA DANSE DE LYON
SOMBRERO de Philippe Découflé
« Au départ, au début du commencement :
un soupçon, juste l’ombre d’un soupçon.
Il fait chaud. Des bruits d’éperon se font
entendre sourdement. La porte du Saloon bat.
Le sombre héros surgit de la nuit.
Il tire plus vite que son ombre.
Hombre, quel est ton nombre ?
Quel est le nombre des ombres ?
Il y a des ombres premiers ou décimaux.
Il y a les ombres chinoises, les ombres sombres,
les ombres
lumineuses. Les ombres portées, les ombres
Îles du monde. Les ombres d’un doute…
Je suis comme mon ombre, partout où je vais, elle
est là, partout où elle va je suis là ; je ne suis que
l’ombre de moi-même ; un corps est toujours avec
son ombre, un corps sait qu’une ombre n’est pas
un corset.
Tout un chacun a une ombre, toute ombre
a son chacun.
Que font nos ombres quand on a le dos tourné ?
Ombres, où êtes vous la nuit ?Mais au fait on dit
un ombre ou une ombre ? Il ou elle ? Mon ombre :
il, ou mon ombre : elle ? «
Christophe Salengro d’après Claude Ponti
Ceci est le texte dit avec humour au début
du spectacle…le spectacle le respectera à la
lettre, pendant 1 h 30…
Étonnant ! les corps et leurs ombres sont
dansés par deux danseurs, l’un en blanc
l’autre en noir, l’ombre répétant exactement
les mouvements du corps, parfois il perd son
ombre, il la rattrape, parfois ils dansent en
longues robes,
et chaque fois le corps ombre répète sans
erreurs les mouvements du corps dit « vrai » !
Il y aura même des ombres blanches
(des vrais ombres) par quelle magie ?
Voilà le mot, ce spectacle est magique,
La musique qui l’accompagne est extraite
du film « L’aurore » de Murnau et composée
par Brian Eno et il m’a bien semblé entendre
aussi Eric Satie….
Un enchantement, comme tout ce que fait
Philippe Découflé.

« Au départ, au début du commencement :
un soupçon, juste l’ombre d’un soupçon.
Il fait chaud. Des bruits d’éperon se font
entendre sourdement. La porte du Saloon bat.
Le sombre héros surgit de la nuit.
Il tire plus vite que son ombre.
Hombre, quel est ton nombre ?
Quel est le nombre des ombres ?
Il y a des ombres premiers ou décimaux.
Il y a les ombres chinoises, les ombres sombres,
les ombres
lumineuses. Les ombres portées, les ombres
Îles du monde. Les ombres d’un doute…
Je suis comme mon ombre, partout où je vais, elle
est là, partout où elle va je suis là ; je ne suis que
l’ombre de moi-même ; un corps est toujours avec
son ombre, un corps sait qu’une ombre n’est pas
un corset.
Tout un chacun a une ombre, toute ombre
a son chacun.
Que font nos ombres quand on a le dos tourné ?
Ombres, où êtes vous la nuit ?Mais au fait on dit
un ombre ou une ombre ? Il ou elle ? Mon ombre :
il, ou mon ombre : elle ? «
Christophe Salengro d’après Claude Ponti
Ceci est le texte dit avec humour au début
du spectacle…le spectacle le respectera à la
lettre, pendant 1 h 30…
Étonnant ! les corps et leurs ombres sont
dansés par deux danseurs, l’un en blanc
l’autre en noir, l’ombre répétant exactement
les mouvements du corps, parfois il perd son
ombre, il la rattrape, parfois ils dansent en
longues robes,
et chaque fois le corps ombre répète sans
erreurs les mouvements du corps dit « vrai » !
Il y aura même des ombres blanches
(des vrais ombres) par quelle magie ?
Voilà le mot, ce spectacle est magique,
La musique qui l’accompagne est extraite
du film « L’aurore » de Murnau et composée
par Brian Eno et il m’a bien semblé entendre
aussi Eric Satie….
Un enchantement, comme tout ce que fait
Philippe Découflé.
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