POÈME
Des yeux faits pour avaler le monde
Les souvenirs fabriquaient du silence
des paysages de vie terminées
où des mots anciens ricochaient sur des murs
flottant comme des fantômes tout proches
un sourire tapi au fond de la voix
Alors à ce moment-là on se retourne toujours
mais ce n'est que pour s'apercevoie
que les yeux qui habitaient ce sourire me hantent
plus aujourd'hui ce décor de papier
qu'ils regardent au dessus de nos épaules
vers une autre histoire
Et tandis que l'on attend toujours en vain
on comprend que l'abandon de ces paysages modernes
n'est rien d'autre que le relief de notre propre solitude
Melania Avanzato
(ce pourait être moi.... Lise)
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