POÈTE DU TEMPS PRESENT
DE ROSE VEINÉ
Ô toi qui fus mon cristal pur
Mon seringat, mon amandier
De ma vie, jamais je le jure
Je n'avais tant et tant aimé
Ô toi qui font mon écorchure
Dans le creux du tilleul cachée
J'ai tant pleuré ma solitude
Que le soleil n'osait briller
Ô toi qui fut ma déchirure
Ma blessure vite entrebaillée
J'ai dans mes yeux ta chevelure
Que j'enroule autour de l'oreiller
Ô toi ma beauté, ma déesse
Que mon coeur a statufié
Ne refuse plus mes caresses
Car c'est en marbre que je t'aime
Celui qui est de rose veiné
Michèle Bernard Villedieu
"De vagues en larmes"

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