MES PÉRIGRINATIONS DANS LA VILLE....

En revenant de mon atelier, j’ai remarqué une usine en cours de destruction.
Je l’ai visitée avec prudence, il y avait des bruits de vers brisés, des coups sourds, des paroles, des rires.
Je n’ai pas osé m’avancer plus, ....et j’ai demandé à une amie photographe de revenir avec moi.

J’avais une idée en tête, faire un reportage
.L’une ferait les photos et l'autre maquillée poserait et elles créeraient des scènes .
Le lieu avait quelque chose d’envoûtant, il ne restait plus que les murs des anciens bureaux et des ateliers,

peintures tristes et défraîchies ou criardes, formes étranges et surtout les salles avec un relent d’humanité pauvre, laborieuse, hantant encore ces lieux de leurs regrets, de leurs peines, de leurs révoltes.

Qu’étaient-ils devenus ?
Des gamins étaient montés sur le toit et détruisaient systématiquement la verrière, avec des rires et des gloussements...
Nous avancions avec précautions sur les morceaux de verre et les détritus.
Je m'étais enduit le visage de blanc

et de rouge, avec un chapeau amusant, style Bruant et nous avons parcouru les salles.
Cette usine vide était vraiment impressionnante
Enfin j’ai voulu laisser une trace de mon passage et j’ai écrit un graphiti éphémère sur un les murs...


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