DIALOGUE

Publié le par Lisette




le monde ce mot si grand    

le monde est une angoisse
une angoisse qui vous dure une vie
que faire!
vivre pour mourir cela en vaut-il la peine

dans la nuit de l’automne
le vent souffle  moi déraciné
quelle bourrasque m’emportera
je sens la mort qui vient
on ne sent plus
oui, c’est comme ça que vient la mort

alors ami  vous qui me voyez partir
pourquoi restez vous
vous ne me voyez plus
je vois la mort vous repousse
est-ce là l’amitié
de ne rien dira à celui
qui s’en va


Lise




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Publié dans RECITS

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L
Poème très justeAngoisse, car il n'y a pas de  réponseMaintenant que faisons de cette non réponse ?En attendant la mort il y a la viechaque insants, perles de vienous avançons sur ces pas japonais de ces instantsvivre pour mourir c'est regarder au loin, et donc ne plus vivreici et maintenantd'autant plus que ce "au loin" nous ne le connaissons pasnous savons au moins deux choses : nous allons mourir et nous ne savons pas qdmaintenantdans 60 ans ?mais nous savons aussi que là dans cet instant présent, juste celui là, pas tout à l'heure, maisici, nous vivonsqu'en faisons nous ?Si nous pouvions tous en faire de 'gros bonhommes" nous serions des créateurs de notre vie, de vie, des passeurs d'instants en instantsMais ceux qui partent , partent ils ?ils partent pour ceux qui ont l'impression de rester ou d'attendre de partir,pour celui qui vit, la vie, avec ses beautés, ses atrocités, son indifférence, il vit, là dans cet instant présent, juste celui là, pas tout à l'heure, maisici, il vitcela n'empêche pas les pleurs, cela n'empêche pas le vide de la relation physique, psychologique, spirituelleLa plus zen de toutes les juives ;-) Etty Hillesum (assassinée en déportation) disait :« Il est permis de souffrir mais pas pour autant de sombrer ds le désespoir »  Etty HILLESUM (Une vie bouleversée – Tuée à Auschwitz le 30/11/1943)Toutes les questions sont dans ton poème très justeet les réponses juste dans la vieil me semblechaleureusement
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C
Pour sûr, pour moi le monde est angoisse. Une angoisse dans laquelle je me débats chaque jour depuis une dizaine d'années maintenant.<br /> Bisous
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L
Qui l'eut cru, toi Cléo la sage !Alors Bizous amie
M
Je sais ma Lisette, tu marches sur le chemin d'à côté.. avec tant d'autres! Un sourire , que pour toi!
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L
Mahina, comme tu me comprends bien.Merci grande soeur à la recherche d'elle-mêmeJe t'embrasseLisette
M
la mort ne me repousse pas... je tiens la main, ou je laisse un sourire...quand je m'en vais, je, lui dis: à bientôt ( il n'a pas voulu de mon adieu...) mais quand je suis revenue...il était parti....Une pensée pour toi Lisette
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L
Je suis partie, mais je suis là....pas loinBises Mahina
A
...ne rien dire à celui qui s'en va mais juste lui tenir la main et en garder le plus longtemps possible l'empreinte dans la sienne, sa ligne de vie qui un jour à croiser la notre pour réaliser le plus beau des tissages...<br /> bise<br /> Arthémisia
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L
Ce fut le plus beau des tissages, certainement, mais que je perçais de trous, à coups d'épingles ou de lames de rasoir.Amitiés Arthi